Office Municipal de Developpement Agricole et Rural

Fête de la fraise

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Progamme Fête Fraise 2014

 Le coup d’envoi de cette 17eme édition est prévu pour le 3 octobre 2014.

A cette occasion, l’organisateur de la manifestation, l’OMDAR (Officie Municipal de Développement Agricole et Rural) a regroupé une dizaine de producteurs du sud de l’ile (Mont Vert et le Tampon) pour vendre le petit fruit rouge pendant ce week end.

En effet, cette année, du 3 au 5 octobre 2014, les producteurs ont été mobilisés pour faire découvrir au public les variétés cultivées ainsi que les modes de production (hors sol ou plein champs).

Rappelons que la fête de la fraise, financée par la ville de Saint Pierre, constitue également un enjeu majeur dans le développement du territoire, avec le circuit de randonnée pédestre et les aires de pique nique notamment.

1 – Octobre, une période propice à l’organisation de la manifestation.

 

La culture de la fraise est régulièrement confrontée à des problèmes de surproduction vers le mois d’octobre – novembre, période au cours de laquelle les agriculteurs ont du mal à écouler leur production.

La fête de la fraise permet ainsi d’écouler à cette occasion entre 30 000 et 40 000 barquettes, au cours des trois journées.

Par ailleurs, soulignons que pour cette édition, les stands vont accueillir des agriculteurs qui vendent des fraises de qualité : les fruits sont cueillis dans les champs, à un stade de maturité optimale et sont vendus directement sur les étals. Leur saveur est ainsi préservée.

De plus, des prélèvements sont effectués par des organismes compétents au cours de ces trois jours, afin de garantir des fruits exempts de produits chimiques.

Cette année, différentes variétés vont également être présentées au public, qui pourra découvrir les caractéristiques de chacune d’entre elles (texture, fermeté, couleur, saveur…).

L’impact économique est donc considérable pour les fraisiculteurs qui ont apprécient le caractère professionnel de cette fête.

2 – Un tourisme en voie de développement

Mont Vert Les Hauts possède des ressources importantes en matière de développement touristique, avec :

–                son « Piton Mont Vert», site classé ENS qui recèle de plantes endémiques, dont l’OMDAR a la gestion

–                son site « Domaine Vidot », lieu stratégique pouvant accueillir les excursionnistes ou un plus large public pour les piques niques du week-end

–                son attrait sport-nature (les foulées de la fraise)

La fête de la fraise, qui attire chaque année plus de 30 000 visiteurs participe à lutter contre « l’enclavement » de ce territoire. Venu de toute l’île, le public découvre peu à peu les attraits touristiques de Mont Vert et participe, par une fréquentation accrue de ce secteur, à son développement touristique durable.

3 – Vers une dimension professionnelle

La filière fraise à longtemps souffert d’un manque d’organisation de la production. En effet, les problèmes sanitaires liés à l’importation des fraisiers ont contraint certains agriculteurs à décaler leur période de production ou à s’approvisionner localement, sachant que ces plants sont difficiles à obtenir compte tenu de l’offre limitée en fraisiers.

C’est dans ce cadre que l’OMDAR à décidé d’organiser chaque année, en partenariat avec la Chambre d’agriculture de la Réunion, une rencontre entre les professionnels (fraisiculteurs, pépiniéristes, FGDON, Chambre d’Agriculture…) afin de mettre en exergue les problèmes rencontrés par les différents partenaires pour le développement de cette filière.

ANNEXE

 

Présentation de la filière Fraise à la Réunion

Quelques repères de la production de la fraise à la Réunion

Avant les années 70, une variété de petites fraises, genre de fraise des bois, existait à la Réunion. Elle se vendait sur les bords des routes et poussait de façon sauvage. A ce jour, il n’existe plus, à proprement parler, de culture de cette variété.

En milieu des années 70, quelques essais sont effectués dans le sud de l’île pour une culture de la fraise en diversification.  La fraise exploitée est une variété à gros fruits dont les plants sont importés de métropole.

De nos jours la production de fraises a considérablement progressé. Les principaux producteurs sont toujours des maraîchers qui diversifient leurs productions. L’essor important de la filière tient notamment au bon niveau de maîtrise de l’itinéraire technique par les producteurs (25 % des plantations sont réalisées sous abris).

Quelques chiffres sur la production de fraises à la Réunion

La culture de la fraise représente une production annuelle de 950  tonnes. La surface avoisinait les 30 hectares. Une exploitation moyenne représente 3000 m², soit une plantation moyenne annuelle de 10000 plants par producteurs. On estime entre 70 et 80 le nombre de producteurs tirant un revenu substantiel de cette culture.

Il existe cependant de nombreuses petites productions difficiles à identifier et à quantifier. Les récoltes se font de juin à décembre. Le pic de production est atteint en octobre/novembre.

Cette année la production annuelle attendue est de l’ordre de 1000 tonnes environ. Le niveau de production est redevenu au même niveau de production de la fin des années 1990. En effet, les problèmes phytosanitaires (anthracnose, xanthomonas ) sur les plants importés ont limité la production ces dernières années. Ces problèmes sont partiellement résolus grâce à une production locale en fraisi-mottes, et des nouvelles sources d’approvisionnement en plants frigo, en provenance d’’Italie.

Situation géographique des exploitations

 

Le plus fort pôle de production reste à ce jour la région du Grand Tampon, et Mont vert les hauts, autour duquel se développe le principal bassin de production qui s’étend sur toute la région sud ouest, de Grand Coude à Trois Bassins, à des altitudes comprises entre 600 et 1000 m. D’autres plus excentrées et de superficies moins importantes se développent cependant dans le Nord et l’est de l’île au Dos d’âne et dans les hauts de Sainte-Marie.

Commercialisation des produits

La commercialisation de la fraise se fait intra muros. Une partie de la production se vend dans les marchés forains et sur les bords des routes, l’autre partie étant destinée à la transformation par les pâtissiers et glaciers locaux.

L’exportation à contre saison sur le marché européen a déjà fait l’objet d’expérimentation mais n’offre pas de débouchés réels.

Schéma de répartition des différents modes de vente des fraises au niveau de la production

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Estimation de la production de fraise ces dernières années  (en tonnes)

Commentaires : Les chiffres de la production ont diminué ces deux dernières années à cause principalement des difficultés d’introduction de plants sains de métropole. De façon générale, on assiste à une diminution du nombre de producteurs au profit d’une spécialisation d’un certain nombre d’entre eux.

En 2002, il n’y a pas eu de plants frigo de métropole, la production ne s’est faite qu’avec le deuxième cycle seulement.

Les principaux problèmes rencontrés par les producteurs

– forte pression phytosanitaire

– dépendance des plants qui viennent d’ailleurs.

– difficultés de commercialisation de la production durant certaines périodes.

– difficultés à valoriser la qualité gustative de certaines variétés.

Perspectives d’avenir :

La fraise reste une production d’avenir, car les besoins sont très importants au niveau de la transformation locale (pâtisseries, glaciers).

De nouvelles techniques de gestion des parcelles de fraisiers font leur apparition. Le développement d’une production intégrée du fraisier répond aux souhaits des consommateurs à la recherche d’une fraise de qualité.